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TOP500 : les USA conservent leur avantage en matière de performances, la Chine étend son nombre de superordinateurs
Et les supercalculateurs atteignent des vitesses plus élevées avec Linux

Le , par Bill Fassinou

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La 54e édition du TOP500, le classement des supercalculateurs les plus puissants du monde, est sortie ce lundi. Selon le nouveau classement, la Chine et les États-Unis maintiennent leur position dominante sur la liste, même si c’est dans différentes catégories. Pendant ce temps, les performances globales des 500 superordinateurs, basées sur la référence High Performance Linpack (HPL), continuent d’augmenter et se situent maintenant à 1,65 exaflop. Le niveau d'entrée sur la liste est passé à 1,04 pétaflops, contre 1,02 pétaflops dans la liste précédente en juin 2019.

Le nouveau classement a révélé que les États-Unis continuent de dominer le monde des supercalculateurs. Ainsi, la machine Summit du laboratoire national d'Oak Ridge du DOE s'est de nouveau classée première au monde et la machine Sierra du Lawrence Livermore National Laboratory s'est classée deuxième. Au total, quatre des dix ordinateurs les plus rapides appartiennent aux laboratoires nationaux américains, avec la machine Trinity de Los Alamos et Sandia Labs à la 7e place et la machine Lassen de Lawrence Livermore à la 10e place.

La Chine et les États-Unis dominent ce TOP500, mais de différentes façons. La Chine est première en matière du nombre de superordinateurs détenus dans le classement et les États-Unis en matière de performance. La Chine continue de développer des machines plus nombreuses et plus rapides. Elle revendique près de la moitié, 227, des supercalculateurs les plus rapides du monde. Dans le même temps, le système américain reste proche de son plus bas niveau historique, à 118. Cela dit, les systèmes américains sont, en moyenne, plus grands et plus rapides.


De ce fait, en matière de performance globale, les supercalculateurs américains représentent toujours 37,8 % de la liste. La Chine suit de près avec une action de performance de 31,9 %. La Chine gagne du terrain. La liste de juin 2019 comprenait les États-Unis avec 38,4 % de la performance globale de la liste et la Chine avec 29,9 %. Outre la Chine et les États-Unis, le Japon reste au troisième rang du nombre de systèmes TOP500, avec 29, la France suit avec 18, l'Allemagne avec 16, les Pays-Bas avec 15, l'Irlande avec 14 et le Royaume-Uni avec 11. Tous les autres pays sont à un chiffre.

Dans le rang des constructeurs, en raison de la prédominance de la Chine, les trois principaux fournisseurs de systèmes en matière de nombre d'installations sont Lenovo (174), Sugon (71) et Inspur (65). L’américain Cray est le numéro quatre, possédant 36 systèmes, et HPE (Hewlett-Packard Enterprise) est le numéro cinq, avec 35. Notez que Cray fait maintenant partie de HPE, de sorte que, pris ensemble, ils vont égaler Sugon avec 71 systèmes. Par ailleurs, Intel est toujours premier dans le classement des fournisseurs de puce pour les supercalculateurs.

Ses processeurs sont présents dans 470 des 500 systèmes répartis entre plusieurs générations de matériels Xeon et Xeon Phi. IBM est le deuxième avec 14 systèmes, 10 avec des processeurs Power et quatre avec des processeurs Blue Gene/PowerPC. AMD ne revendique que trois systèmes de la liste actuelle. Le classement compte désormais deux superordinateurs basés sur ARM : le système Astra déployé dans les laboratoires Sandia National du département de l'Énergie des États-Unis, équipés des processeurs ThunderX2 de Marvell.

Le second système est le prototype A64FX de Fujitsu, un précurseur du système exascale Fugaku (Post-K) destiné au RIKEN en 2021. La machine Fujitsu est nouvelle dans la liste et occupe la position 159, avec une performance HPL de 2,0 pétaflops. Concernant les accélérateurs, NVIDIA est le principal fournisseur d'accélérateurs. Ses GPU sont présents dans 136 des 145 systèmes accélérés, contre 134 il y a six mois. Bien que les puces rapides soient essentielles pour les ordinateurs les plus rapides, il n’est pas seulement question de processeurs.

Pour que les processeurs soient performants, ils ont besoin de données aussi vite qu'ils peuvent les obtenir. Bien qu'Ethernet soit utilisé dans 52 % (258) des 500 meilleurs systèmes, ces données sont de plus en plus souvent transmises par la bande InfiniBand HDR de Mellanox Technologies. Cent quarante et un des 500 meilleurs supercalculateurs utilisent maintenant HDR InfiniBand, dont deux des cinq premiers. Les machines basées sur InfiniBand représentent 40 % des performances globales du Top 500 et les machines basées sur Ethernet en représentent 29 %.

Enfin, il y a aussi la liste Green500 correspondante, qui mesure l'efficacité énergétique des supercalculateurs les plus performants du monde. Le premier sur la liste est le prototype A64FX susmentionné, qui produit 16,9 gigaflops/watt. En seconde position, il y a le système NA-1, légèrement moins vert. C’est un système qui utilise les processeurs PEZY-SC2 de PEZY Computing et délivre une puissance de 16,3 gigaflops/watt. Il est en cours de préparation pour une future installation chez NA Simulation au Japon.

À noter que depuis le 53e classement TOP500 de juin passé, tous les supercalculateurs de la liste sont désormais pilotés par un système d’exploitation basé sur Linux : CentOS, Red Hat, RHEL, Ubuntu, Cray Linux, TOSS, SUSE, etc. La grande majorité d’entre eux sont basés sur des processeurs Intel Xeon et des accélérateurs NVIDIA. Lenovo est, en outre, le plus gros fournisseur de supercalculateurs de ce TOP500 puisqu’il représente 34,6 % du parc étudié devant Inspur (14,2 %), Sugon (12,6 %), HPE (8 %) et Cray (7,8 %).

Source : TOP500

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Avatar de yvslms
Membre averti https://www.developpez.com
Le 20/11/2019 à 9:57
La France dispose de 18 systèmes et l'Allemagne 16, les Pays Bas 15, l'Ireland 14. Donc l'Europe est en troisième position au top 500 très largement devant le Japon (29).
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