Ruselectronics propose un superordinateur compact de 2,2 pétaflops
Dans un volume de 2,5 m³, avec refroidissement liquide

Le , par dourouc05, Responsable Qt & Livres
Quand le domaine des superordinateurs vise l'échelle de l'exaflops (un milliard de milliards d'opérations en virgule flottante par seconde), avec des superordinateurs énormes, une entreprise russe vise le calcul de haute performance avec des moyens plus réduits. Ruselectronics (Росэлектроника en russe) a récemment annoncé une machine très réduite : 1,9 m × 1,35 m × 1 m à peine. Ce "superordinateur mobile et compact" peut délivrer une puissance de 2,2 pétaflops (ce qui serait suffisant pour faire entrer cette machine dans le top 500), avec 2,2 pétaoctets de stockage. La consommation énergétique est l'un des avantages de cette solution : elle serait inférieure de quarante pour cent aux autres solutions disponibles sur le marché.


La conception de ce superordinateur est prévue pour être modulaire : on peut ainsi en construire de n'importe quelle taille, le fabricant peut s'adapter aux besoins des clients — jusqu'aux satellites, semble-t-il. Le refroidissement est quelque peu particulier : les modules de l'ordinateur sont entièrement submersibles, une propriété utilisée pour un refroidissement liquide. Ce système a l'avantage d'être très robuste, peu importe l'environnement : on peut envisager de déployer ce genre de machine dans un conteneur, par exemple ; le matériel est naturellement bien protégé comme la moisissure ou le feu.

Si ces chiffres sont exacts, un tel niveau de performance n'est pas facile à atteindre (pour des calculs sur des nombres à virgule flottante sur soixante-quatre bits). Par exemple, le "superordinateur de bureau" NVIDIA DGX-2 arrive à deux pétaflops dans un espace bien plus restreint, mais en réduisant fortement la précision des calculs (en mélangeant des nombres sur seize et trente-deux bits), à l'aide de seize processeurs graphiques NVIDIA V100.

Le processeur exact n'est pas disponible. On peut s'attendre à une nouvelle génération du processeur russe Elbrus, que Ruselectronics a déjà utilisé par le passé. La dernière version, Elbrus-8CV, devrait arriver en production ce trimestre-ci. Cette puce à huit cœurs devrait arriver à une performance de deux cent cinquante-six téraflops pour une précision de soixante-quatre bits (une performance doublée en diminuant la précision d'un facteur deux) — c'est-à-dire qu'il faudrait plusieurs milliers de ces puces pour arriver aux chiffres donnés, ce qui n'est pas compatible avec le relativement faible encombrement.

Source : Russian Company Develops Mobile Petascale Supercomputer.

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Responsable bénévole de la rubrique HPC : Thibaut Cuvelier -